lundi 29 août 2011

LE BÉARN ET SON HISTOIRE


Les Béarnais et leur langue ont mille ans d’histoire. Le Béarn, sans frontières naturelles sauf un bout de Pyrénées, est le fruit de cette histoire. Géographiquement il s’inscrit dans le bassin de l’Adour, fleuve qui naît près du Pic du Midi de Bigorre et se jette dans l’Atlantique à Bayonne. Une double influence pyrénéenne et maritime y crée un climat doux et humide avec fréquence, même en hiver d’un vent du sud chaud, « fœhn » favorable à la culture du maïs et à la maturation du jambon de Bayonne. Du point de vue humain, le Béarn s’inscrit dans la Gascogne au sens large, vaste province qui déborde un peu au-delà de l’Adour vers la rive gauche de la Garonne. C’est une région où les hommes, avant guerre portaient le béret , où les cultures se faisaient à l’aide d’attelages de bœufs, où l’on cuisine à la graisse de porc ou de canard gras, où le rugby est le sport principal, l’éloquence une vertu appréciée, et la tolérance une prudence naturelle. Nous retrouverons cette région sous divers aspects au fil des siècles : Novempopulanie des Romains, Archevêché d’Auch depuis le Moyen âge, Généralité de Gascogne au temps des grands intendants, Cour d’Appel de Pau aujourd’hui encore.
Au sud de ce bassin, le Béarn, ressemblant à un cœur dont la pointe serait appuyée sur les Pyrénées, est traversé par plusieurs affluents de l’Adour, « gaves » torrentueux des montagnes, ou rivières nées dans les coteaux du nord de Pau. Mais, diriez-vous alors, si le Béarn est en tout et pour tout un coin de Gascogne, qu’est-ce qui le distingue ? Et bien justement : l’Histoire.

Louis Laborde-Balen
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dimanche 28 août 2011

Lou Biarn que-s desbélhe - Le Béarn se réveille

Dans la rubrique « Le Béarn se réveille sans se faire hara-kiri », nous avons la joie de vous annoncer que la petite commune de Haut de Bosdarros, dans le canton de NAY ouest, dispose depuis le samedi 27-08-2011 de magnifiques panneaux en béarnais : LOU CHAPELOT.

Merci hère Moussu Yan Arriubergé, màyrẹ dou bilàdyẹ e Counselhè dou cantoû !

samedi 20 août 2011

Paroles de linguistes... n°1

Comment je suis devenu Béarnais…
De Bernard Moreux, ancien professeur de linguistique à l'Université de Pau, entre autres auteur de travaux de recherche sur le béarnais et le français régional (le « français de Toulouse »)…
       C’était mal parti : je suis né à Paris (dans le 16° arrondissement, qui plus est !) et y ai vécu mes toutes premières années et mes années de Lycée et de Faculté. Mais, entre temps, j’ai passé les années de guerre chez ma grand-mère bretonne. Au contact de mes petits camarades écoliers, j’y appris, m’a-t-on dit, à m’exprimer en gallo, à la surprise de ma famille, qui était composée de commerçants qui méprisaient ce parler, considéré par eux comme du français mal parlé, alors qu’il s’agit de la langue romane de la Haute Bretagne, laquelle comprend Rennes et Nantes. Le gallo est certes beaucoup moins connu que le breton, parlé en Basse Bretagne, langue qui, comme le basque, a fasciné les Français justement parce que ce n’est pas une langue d’origine latine et qu’on ne peut l’accuser de résulter d’une dégradation du français. Mais le gallo a ses lettres de noblesse : la Haute Bretagne et il figure parmi les langues optionnelles admises au bac alors que le béarnais n’a pas cet honneur. J’ai complètement oublié mon gallo, mais c’est peut-être grâce à lui qu’est né mon intérêt pour les langues régionales.
(Lire la suite en cliquant sur l'onglet : "Paroles de linguistes".)

mercredi 10 août 2011