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Marilis Orionaa (Photo : Gérard Cauquil)
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1• Dans quel cadre êtes-vous invitée en Haute-Garonne ?
C’est
la troisième fois que je suis invitée en concert au festival Occitània. Je suis extrêmement touchée
par la confiance que me renouvelle son directeur artistique, Jean-Paul Becvort,
d’autant qu’il sait que par ailleurs j’écris des articles très polémiques sur
les dérives sectaires de l’occitanisme en Béarn (je ne m’en cache pas, ils sont
disponibles sur mon site ou mon blog). Mais il considère qu’on a tout à gagner
à accepter la contradiction.
2• Êtes-vous personnellement concernée par ces dérives
sectaires ?
Bien
sûr ! Le nommé Alain Abadie, du groupe Los
Pagalhós, vient précisément de monter une cabale contre moi, en incitant
les occitanistes de son carnet d’adresses à faire pression sur les organisateurs
du festival pour qu’ils annulent mon concert. C’est lamentable. Je ne l’ai su
que parce que l’un des destinataires de sa missive, révulsé par son
comportement, a vendu la mèche. La censure que les occitanistes du Béarn
mettent en place pour réduire au silence les dissidents est absolument odieuse.
Je veux bien croire en une Occitanie culturelle, riche de ses artistes, de ses
écrivains et de ses poètes, mais il est évident que je vomis cet
occitanisme-là, aussi stupide que destructeur.
3• Pensez-vous que, dans ce contexte délétère
entre les composantes régionalistes du Béarn, le dialogue soit possible ?
Entre
gens de bonne volonté il y a toujours moyen de travailler ensemble, à condition
de s’entendre sur ce que l’on souhaite transmettre en priorité : une
langue ou une idéologie ? La langue est plus vaste, plus riche et plus
intéressante que l’idéologie. Bien des militants qui prétendent vouloir « sauver
la langue » donnent surtout l’impression de vouloir sauver l’occitanisme,
ce qui n’est pas tout à fait la même chose, quitte à proscrire tous ceux qui ne
partagent pas leurs idées, même s’ils ont beaucoup à transmettre dans la langue
en question. C’est absurde.
4• Quel sera votre répertoire ?
Je
chante en béarnais. J’écris moi-même toutes mes chansons, paroles et musiques.
À Pechbonnieu je chanterai aussi une chanson traditionnelle qui me plaît
beaucoup. Je l’ai trouvée dans l’Anthologie de la chanson béarnaise d’André Hourcade, parue aux éditions MonHélios. C’est
le guitariste Olivier Kléber-Lavigne qui se charge des arrangements. C’est un
musicien particulièrement sensible. Il me laisse une grande liberté
d’interprétation. L’accompagnement ne doit pas être un carcan, mais au
contraire libérer la voix.
5• De quoi parle la dernière chanson que vous avez
écrite ?
D’une
sensation curieuse. Certains jours d’été en Béarn, dans les collines où je vis,
quand il fait très beau et que le vent vient de l’océan, il transporte un léger
parfum d’embruns, d’algues, d’iode, et c’est magique. À chaque fois je suis
assaillie par un flot de souvenirs d’enfance. J’ai l’impression d’avoir dix
ans, comme si tout d’un coup le temps était revenu en arrière. Je deviens
complètement insouciante. C’est une sensation très euphorisante. J’ai essayé de
la transcrire dans ma chanson.
► Le
blog de Marilis Orionaa :
hiquetysau.blogspot.fr
*http://www.ville-pechbonnieu.fr/101-festival-occitaniia.html#
hiquetysau.blogspot.fr
*http://www.ville-pechbonnieu.fr/101-festival-occitaniia.html#
Coelhùt per
Goalhàrt d’Eslayòo entà Biarn Toustém
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► Marilìs
Orionaa sus lou blogue de Biarn Toustém :
http://biarn-toustem.blogspot.fr/2012/05/marilis-orionaa-une-nouvelle-chanson.html

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