mercredi 26 septembre 2012

Marilis ORIONAA en concert – vendredi 28-09 à Pechbonnieu (31)

Marilis Orionaa (Photo : Gérard Cauquil)
La chanteuse béarnaise Marilis Orionaa sera en concert vendredi 28 septembre à l’église de Pechbonnieu*. Pour Biarn Toustém, elle évoque son actualité.


1• Dans quel cadre êtes-vous invitée en Haute-Garonne ?
C’est la troisième fois que je suis invitée en concert au festival Occitània. Je suis extrêmement touchée par la confiance que me renouvelle son directeur artistique, Jean-Paul Becvort, d’autant qu’il sait que par ailleurs j’écris des articles très polémiques sur les dérives sectaires de l’occitanisme en Béarn (je ne m’en cache pas, ils sont disponibles sur mon site ou mon blog). Mais il considère qu’on a tout à gagner à accepter la contradiction.

2• Êtes-vous personnellement concernée par ces dérives sectaires ?
Bien sûr ! Le nommé Alain Abadie, du groupe Los Pagalhós, vient précisément de monter une cabale contre moi, en incitant les occitanistes de son carnet d’adresses à faire pression sur les organisateurs du festival pour qu’ils annulent mon concert. C’est lamentable. Je ne l’ai su que parce que l’un des destinataires de sa missive, révulsé par son comportement, a vendu la mèche. La censure que les occitanistes du Béarn mettent en place pour réduire au silence les dissidents est absolument odieuse. Je veux bien croire en une Occitanie culturelle, riche de ses artistes, de ses écrivains et de ses poètes, mais il est évident que je vomis cet occitanisme-là, aussi stupide que destructeur.

3• Pensez-vous que, dans ce contexte délétère entre les composantes régionalistes du Béarn, le dialogue soit possible ?
Entre gens de bonne volonté il y a toujours moyen de travailler ensemble, à condition de s’entendre sur ce que l’on souhaite transmettre en priorité : une langue ou une idéologie ? La langue est plus vaste, plus riche et plus intéressante que l’idéologie. Bien des militants qui prétendent vouloir « sauver la langue » donnent surtout l’impression de vouloir sauver l’occitanisme, ce qui n’est pas tout à fait la même chose, quitte à proscrire tous ceux qui ne partagent pas leurs idées, même s’ils ont beaucoup à transmettre dans la langue en question. C’est absurde.

4• Quel sera votre répertoire ?
Je chante en béarnais. J’écris moi-même toutes mes chansons, paroles et musiques. À Pechbonnieu je chanterai aussi une chanson traditionnelle qui me plaît beaucoup. Je l’ai trouvée dans l’Anthologie de la chanson béarnaise d’André Hourcade, parue aux éditions MonHélios. C’est le guitariste Olivier Kléber-Lavigne qui se charge des arrangements. C’est un musicien particulièrement sensible. Il me laisse une grande liberté d’interprétation. L’accompagnement ne doit pas être un carcan, mais au contraire libérer la voix.

5• De quoi parle la dernière chanson que vous avez écrite ?
D’une sensation curieuse. Certains jours d’été en Béarn, dans les collines où je vis, quand il fait très beau et que le vent vient de l’océan, il transporte un léger parfum d’embruns, d’algues, d’iode, et c’est magique. À chaque fois je suis assaillie par un flot de souvenirs d’enfance. J’ai l’impression d’avoir dix ans, comme si tout d’un coup le temps était revenu en arrière. Je deviens complètement insouciante. C’est une sensation très euphorisante. J’ai essayé de la transcrire dans ma chanson.

Le site officiel de Marilis Orionaa :
 www.marilisorionaa.com

Coelhùt per Goalhàrt d’Eslayòo entà Biarn Toustém
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► Marilìs Orionaa sus lou blogue de Biarn Toustém :
http://biarn-toustem.blogspot.fr/2012/05/marilis-orionaa-une-nouvelle-chanson.html

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