samedi 7 mai 2016

UNE VISITE DE L'USINE LAULHÈRE À OLORON EN 2012 - 2 - BÉARN - PYRÉNÉES-ATLANTIQUES

LAULHÈRE
Lou bounét / berrét qu'éy biarnés !

Rasage du béret - © Marie-Christiane de Gurs
Découpage des bords du béret -
© Marie-Christiane de Gurs
Couture de la garniture intérieure -
© Marie-Christiane de Gurs
L'atelier de finitions : garnissage en cuir, broderie...
La fameuse « tarte » des Chasseurs Alpins ;
la machine à tricoter date de 1930
Les bérets-mode qui, sur la tête des femmes,
font tourner celle des hommes
Emballage - © Marie-Christiane de Gurs

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Vendredi 30 novembre 2012:
jour ordinaire chez Laulhère

C'est sous la conduite de Monsieur René Renda, Directeur du site d'Oloron Sainte-Marie de l'usine Laulhère, que Biarn Toustém a eu le grand plaisir de visiter l'entreprise oloronaise, dernier fabricant français de bérets.
Le circuit de visite commentée était celui de la confection d'un béret, à savoir :

• le tricotage
• le foulonnage
• la teinture
• le grattage
• le rasage
• le formage
• la confection
• les finitions
• la vérification
• l'emballage, le stockage et les expéditions.

Nous ne reprendrons pas en détail chacune de ces étapes techniques aux mains d'une trentaine de salariés de haute compétence.
Mais nous relaterons quelques informations recueillies au fur et à mesure de notre progression dans l'usine.

- C'est en constatant que les poils tombés des animaux étanchéifiaient le fond de l'Arche, que Noé - dit-on - comprit qu'ils constituaient une étoffe imperméable: le tissu du béret était né ! Les bérets sont en effet tissés avec de la laine de brebis, plus un peu d'agneau pour les plus beaux.

- « Comment s'appellent ces coiffes que portent les Basques ? » demanda Napoléon III en villégiature à Biarritz. « Ce sont des bérets » lui répondit-on. « Ce sont donc des bérets basques ! » Personne n'osa contrarier l'Empereur. Ainsi fut nommé le béret... basque.

- L'usine Laulhère a été fondée en 1840, par Lucien Laulhère. Il y eut jusqu'à 8 usines de bérets à Oloron, 20 au total en France, en Béarn, mais aussi dans l'Aude et dans le Jura.

- À l'apogée du béret, en 1960, on tricotait 1 million de bérets par an, essentiellement pour les hommes, plus 400 000 pour l'Armée. Aujourd'hui, le béret n'est plus de mode... on n'en tricote plus que 40 000 par an : 30 000 traditionnels pour les hommes et 10 000 pour l'Armée (réglementaires et commandos) et bérets-mode pour les femmes.

- Selon la qualité du béret, il pèse entre 70 et 85 grammes. Mais celui des Chasseurs Alpins pèse 250 grammes !

- Et pour finir, comment s'appelle la petite queue qui surmonte le béret ? le culet. En Béarnais, on l'appelle aussi « lou cabilhoû » (par ressemblance avec la petite cheville de bois).

Bravo à tout le Personnel de l'usine Laulhère qui continue à faire vivre le coeur du patrimoine industriel d'Oloron, malgré un très fort contexte de concurrence. Le béret d'Oloron : imité mais non égalé !

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Eras fotos, eras lejéndes y eths coumentàris que soun de Françoès de Ledeuix

1 commentaire:

  1. la chapellerie traclet propose une large sélection de beret laulhere; le dernier fabricant de béret français

    http://www.chapellerie-traclet.com/fr/201-laulhere/

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