lundi 2 décembre 2013

Les pages de BIARN TOUSTÉM – Reconnaître le BÉARNAIS et le GASCON : la parole aux universitaires

MANIFESTE
pour la reconnaissance
du béarnais et du gascon
présenté par la revue Modèles linguistiques
En suspens depuis plusieurs années dans l’attente d’une révision constitutionnelle qui jamais ne vient, le destin des langues dites régionales ou, mieux, minoritaires, va peut-être se jouer dans les mois à venir.
       Les langues minoritaires historiques ne menacent ni le français ni la France. Le vrai danger est dans leur reconnaissance chichement mesurée et même, dans certains cas, dans une hostilité qui frise lʼinterdiction. Il fut un temps où l’on clamait paradoxalement, mais non sans raison profonde, qu’il était « interdit dʼinterdire ».
       On devrait estimer, respecter, aimer de près ou de loin des langues qui se parlent et qui s’écrivent en France depuis des siècles. Elles font effectivement partie du patrimoine (Article 75-1 de la Constitution), donc de son histoire millénaire. Les nier, c’est non seulement renier cette histoire, mais sʼinscrire en marge de la Constitution. Les reconnaître pleinement et les soutenir est à nos yeux un devoir national.
Région Aquitaine : le cas du béarnais et du gascon
Voilà pourquoi, nous, linguistes, sociolinguistes et historiens soussignés, demandons instamment à toutes les femmes et à tous les hommes politiques de veiller à faire inscrire séparément le béarnais et le gascon dans la liste des langues de France établie par la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France :
Marie-Stéphane BOURJAC, professeur émérite des universités (Univ. du Sud Toulon-Var) — Jean-Claude CHEVALIER, professeur émérite des Universités (Paris 8) — Raphëlle COSTA DE BEAUREGARD, professeur émérite des Universités (Toulouse II) — Christian DESPLAT, professeur émérite des Universités, Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA) ; président d’honneur de l’Académie de Béarn — Ahmed EL KALADI, maître de conférences (Université d’Artois, Arras) — Claude HAGÈGE, professeur au Collège de France — Hassan HAMZÉ, professeur des Universités (Univ. Lumière Lyon II) — André JOLY, professeur émérite des Universités (Paris-Sorbonne) ; co-directeur de la revue Modèles linguistiques — Georges KLEIBER, professeur émérite des Universités (Strasbourg II) — DanielleLEEMAN, professeur des Universités (Paris-Nanterre) ; responsable éditoriale des revues Langages et Langue française chez Larousse — Robert MARTIN, professeur émérite des Universités (Paris-Sorbonne) ; membre de l’Institut, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris — Bernard MOREUX, maître de conférences honoraire (Université de Pau et des Pays de l’Adour) ; auteur de dictionnaires de béarnais — Franck NEVEU, professeur des Universités (Paris-Sorbonne) — DairineNI CHEALLAIGH, professeur des Universités (Univ. du Sud Toulon-Var) ; co-directrice de la revue Modèles linguistiques — Bernard POTTIER, professeur émérite des Universités (Paris-Sorbonne) ; membre de l’Institut, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris — Sylviane RÉMI-GIRAUD, professeur émérite des Universités (Univ. Lumière, Lyon II) — Alain REY, lexicographe, rédacteur en chef des publications des éditions Le Robert — Mario ROSSI, professeur émérite des Universités, Laboratoire CNRS Parole et Langage, Université de Provence (Aix-Marseille) — Daniel ROULLAND, professeur des Universités (Rennes II) — Pierrette VACHON-LHEUREUX, chercheuse au Fonds Gustave Guillaume, Université Laval, Québec — Henriette WALTER, professeur honoraire des Universités (Rennes II) ; École Pratique des Hautes Études, EPHE, Paris.
________________________

Cliquez ci-dessous pour lire l'article complet :

http://biarn-toustem.blogspot.fr/p/un-manifeste-pour-la-reconnaissance-du.html

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire